Toulousain depuis 20 ans, Pinocchio est consterné par la gestion de cette ville.
Toulouse sera sans nul conteste Capitale Européenne des arts primitifs 2013, à en juger par l'indigence des éclairages et expositions du printemps de septembre, la médiocrité des
oeuvres exposées sur les quais de Garonne ou au musée d'art moderne, ou les graffitis et autres tags (connaissez vous la différence?) qui recouvrent les murs de notre belle cité.
Des millions d'euros du contribuable ont déjà été engloutis par la Mairie pour effacer les oeuvres de nos artistes-peintres. Mais, ces traces primitives et tribales sont renouvelées
sans cesse, preuve en est que le cerveau humain n'a pas évolué depuis 10000 ans. Je parlais du cerveau de nos élus bien entendu, pas de celui de nos artistes géniaux qui hantent les rues de
Toulouse entre 3h et 5h du matin.
Heureusement, certaines oeuvres perdurent par indifférence ou bénédiction des pouvoirs publics. La rue des Blanchers est ainsi devenue une nouvelle grotte de Niaux moderne, sans nul doute un
des sites phares de Toulouse 2013. Certaines peintures auront alors atteint l'age respectable de 14 ans (et même 30 ans! vient de me signaler un voisin pour les tâches du haut, qui ont déjà
été recouvertes en partie depuis l'écriture de cet article), ce qui doit constituer un record mondial pour un centre ville (pré?)-historique.
Pour ceux qui n'ont pas encore eu la chance d'admirer ce site, en voici un aperçu:
Pinocchio va s'empresser de demander son classement au patrimoine mondial de l'Unesco. On ne sait jamais, un de ces réactionnaires hermétique à l'art de rue serait capable
d'aller effacer ces chefs-d'oeuvres lui-même, voire de les vandaliser en les recouvrant d'un message de protestation (Pinocchio offre un cadeau Bonux au premier qui osera enfreindre la loi).
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