Depuis la désignation de Barcelone comme future capitale de
l'Union de la Méditerranée, l'axe routier Toulouse-Barcelone revient sous les feux de l'actualité.
Les intérêts du tracé
Un itinéraire direct et sans rupture permettrait de réduire la distance entre Toulouse et Barcelone de 100 kilomètres, ce qui en fait un argument écologique indéniable.
Une transpyrénéenne grand gabarit passant par l’Ariège encouragerait les relations économiques entre Midi-Pyrénées et la
Catalogne, et permettrait de dynamiser l'Ariège, qui sans cela pourrait bien devenir une réserve naturelle peuplée d'ours et de Pinocchio.
Les couloirs Atlantique et Méditerranéens sont saturés, une telle liaison permettrait de les soulager.
Le lancement de grand travaux permettrait de relancer l'activité et l'emploi dans un contexte de crise.
L'avis des politiques
Augustin Bonrepaux, le pragmatique président du Conseil général de l'Ariège, sort enfin de son hibernation: « Le projet avance vite côté espagnol. Cela nous incite à réagir. Il faut trouver
une solution et la mobilisation est en cours ».
L'Etat français ne semble pas être très favorable au projet. L’abandon récent du contournement sud-est de Toulouse en est la preuve. Il serait aberrant et irresponsable d'ouvrir un axe
direct Toulouse-Barcelone sans assurer la continuité de la route européenne E9 (axe Paris- Barcelone) par un contournement de Toulouse.
Pierre Cohen et Pierre Izard, qui ont soutenu l'abandon du grand contournement toulousain par pure logique politicienne, doivent désormais faire face à une profonde contradiction. Comment espérer
faire un jour de Toulouse une grande métropole européenne après avoir définitivement compromis le projet de route européenne Paris-Barcelone, faute d'avoir réservé les emprises foncières
nécessaires ? Les toulousains pourront toujours se consoler avec le grand contournement de Toulouse en tramway.
Les écolos, comme d'habitude, sont contre le développement économique et pour la tranquillité des ours. Pour Françoise Matricon, porte-parole des Verts de l'Ariège, la réaction devant ce projet
est claire. « La situation climatique et énergétique actuelle plaide à l'envers de cette idée de construire encore des voies rapides. Et il n'y a pas que les Verts qui le disent. Chaque jour,
nous entendons des transporteurs qui ferment parce qu'ils ne tiennent plus. Il y a une crise pétrolière grave. Malgré ça, on persévère dans la même direction, avec les mêmes solutions. Il faut
arrêter avec la route et la circulation, sur des petits ou des grands axes », expliquait-elle avant l'effondrement des cours du baril.
L'avancement des travaux
Sur l'axe Toulouse-Barcelone, il reste 71 kilomètres à aménager : 53 côté français et 18 côté espagnol. Ces derniers, de Berga jusqu’à la sortie du tunnel de Cadi, sont déjà
programmés d’ici à 2012 par les gouvernements catalan et espagnol.
Côté France, le contournement d'Ax-Les-Thermes avance à tout petits pas et devrait être inauguré en 2010.
Le trafic de transit devrait donc augmenter sur le périphérique toulousain à partir de 2012, date de l'achèvement du tracé
espagnol. Pendant que Barcelone avance, Toulouse freine. Heureusement, tout ceci n'est que pure spéculation, mais vous n'êtes plus obligés de croire au père Cohen.
Sources:
http://www.ariegenews.com/news/news-7110.html
http://www.gazette-ariegeoise.fr/spip.php?article535
http://ours-ariege.over-blog.com/article-25777975-6.html
http://www.gazette-ariegeoise.fr/spip.php?article1133
http://www.ladepeche.fr/article/2008/12/24/512550-Voie-rapide-en-Ariege-les-perspectives-de-la-CCI.html
CHUT !
Martin fait de la résistance
Touche pas à mon 31 !
SIGNEZ pour un
C'est l'Espagne et surtout la Catalogne qui bousculent le train-train français.
Barcelone - Le Cadi met déjà les barcelonais à 1h30 des stations de ski de Cerdagne.
Côté TGV cela avance aussi très vite côté espagnol. La LGV Barcelone-Perpignan va ouvrir en 2009 (seul le tronçon espagnol sera à grande vitesse dans un premier temps). Des trains de voyageurs et de fret y circuleront chaque jour. Cela devrait délester un peu le trafic de camions sur l'A9.
La ligne TGV Barcelone-Montpellier-Lyon-Paris devrait exister bien avant la ligne TGV Toulouse-Paris. Toulouse n'est pas encore une grande métropole. Pierre Cohen a du pain sur la planche.
Je n'y connais rien non plus. Pour ce qui est de la pollution, qui peut se satisfaire aujourd'hui des bouchons de la traversée d'Ax, de Tarascon, ... ? Aménager une voie rapide augmentera certainement le trafic sur la route des clopes et du pastis Andorran, et la donc pollution en Ariège. Mais au niveau global (émission de CO2 des camions ou voitures provenant du sud de L'Espagne et transitant par le Perthus, puis Toulouse), le bilan sera nettement positif. 140km de moins, ce n'est pas rien.
Plus le pétrole est cher, plus on optimise les véhicules et les moyens de transport. Bientôt les voitures seront hybrides, puis électriques. Je pense que le trafic routier a encore un bel avenir, tout en étant de moins en moins polluant.
Ils sont favorables à l’aménagement de la RN 20 entre Tarascon et Ax Les Thermes qui devient une nécessité incontournable pour assurer le développement économique de la haute vallée de l’Ariège.
Vous qualifiez Augustin Bonrepaux, Président du Conseil Général de l'Ariège, de "pragmatique" libre à vous de le penser.
Mais concéder que pousser le pragmatisme jusqu'à privatiser un axe routier c'est un comble.
Il remet sur la table sa petite idée pour une voie rapide: une concession, avec péage, car «l'Etat n'aura pas les moyens de réaliser ces travaux...et on cherche un autre moyen qui n'est pas toujours bien perçu».
Il compare la LARGE vallée de la Maurienne avec notre étroite vallée de l’Ariège.
Au sujet de cette autoroute il a dit: « Les Bigourdans n'en veulent pas, les Ariégeois la feront ! ». Est ce une pointe d'humour !!!
Dans un vote récent d’une délibération du Conseil Général de l’Ariège dont l’objectif, est de demander le maintien de la gratuité sur la portion de 2X2 voies entre Tarascon et Pamiers. Encore heureux !
Or pour l’autoroute il faudra obligatoirement réaliser un 2ème pont sur l’Ariège et un autre tunnel.
A qui pourrait-on faire croire que le secteur privé réaliserait ces travaux gratuitement ?
Sont-ils vraiment nécessaires ?
Enfin qu’adviendrait-il de la voie publique entre Pamiers et Ax Les Thermes ?
Je suis favorable à l’amélioration des conditions de circulation sur la Nationale 20.
Mais je constate un très grand silence autour de ce projet d’autoroute à péage : les partisans de cette autoroute évitant même de l’appeler ainsi, le plus souvent il est fait mention de voie rapide sécurisée ?
Une association Stop Autoroute en Haute Ariège SAHA c'est créé en décembre 2008
Ecouter l'émission de radio Transparence sur leur blog
http://stopautoroute09.wordpress.com/2009/03/24/radio-transparence-20-mars-2009/
Une association Stop Autoroute en Haute Ariège SAHA c'est créé en décembre 2008
Ecouter l'émission de radio Transparence sur leur blog
http://stopautoroute09.wordpress.com/2009/03/24/radio-transparence-20-mars-2009/
Je comprends très bien que des Ariégeois qui vivent peinards depuis des siècles dans leur montagne ne veulent pas d'autoroute chez-eux. Je passe moi-même mes week-ends en Ariège pour profiter de la nature.
Hélas, le progrès passe par des autoroutes, des avions, de la pollution,...n'en déplaise aux écologistes et aux Nimbies (Not In My Backyard). Sans cela nous serions encore à l'âge de pierre. Je préfère mille fois vivre au 21ème siècle qu'au 19ème!
J'ai cru lire que l'autoroute serait un projet bénéfique pour l'écologie. Plutôt que de transiter par le Perthus, cela crée un axe nord-sud plus direct.
L’itinéraire E9 assure la liaison entre Paris, Toulouse, Foix et la frontière espagnole. A l’échelle de la région Midi-Pyrénées, cet axe participe à la politique d’aménagement du territoire en développant et facilitant les déplacements de et vers Toulouse. Il permet en particulier l’essor du tourisme en proposant un accès privilégié vers une partie des Pyrénées. Suite aux mises en service successives, l’infrastructure est désormais entièrement autoroutière au nord de Pamiers. Jusqu’à Tarascon l’itinéraire est correct, il faut poursuivre son aménagement en s’inspirant des contrats de plans et en créant des tronçons en 2x2 voies partout où c’est possible en respectant l’environnement. Il s’agit d’améliorer le réseau routier en préservant d’une part la qualité de vie et d’autre part une économie touristique favorisée par un milieu encore à l’état naturel.
Venez nous voir.
S.A.H.A Stop Autoroute en Haute Ariège vous invite tous à venir
débattre de toutes ces questions
le jeudi 14 mai à 20h30 salle des conférences
de l’hôtel de ville d’Ax Les Thermes. (Place Roussel)
En plus du blog vous trouverez des informations sur notre nouveau site:
http://www.sitego.fr/stop-autoroute-haute-ariege/
voir http://www.sitego.fr/stop-autoroute-haute-ariege/vue-du-ciel.html
La déviation d'Ax est en court.
Pourquoi vouloir absolument concéder cette portion de voie est en faire une autoroute ?
L'étude Egis faites par la CCI nous fait miroiter un gain de temps, de rapidité et d'économie.
De temps et de rapidité peut être, encore que l'hiver il faut voir.
Mais d'économie ? Trajet payant puisque péage et surconsommation par rapport au profil autoroutier.
Elle prend pour exemple l’A75 (Massif Central) ou l’A43 (Maurienne). Puisque vous connaissez cette vallée étroite elle ne supportera pas en même temps une autoroute et la RN20.
On ne peut pas comparer la vallée de l'Ariège à la vallé de la Maurienne.
Et le comble c'est que l'étude CO2 ne tient pas compte des pentes !!!
Comme si les PYrénées étaient en plaine.
L'étude pour la CCI part d'une nécessaire liaison dans la vallée de l'Ariège et développe son argumentaire complet sur majoritairement les potentiels économiques de Toulouse et de Barcelone et non ceux de l'Ariège.
Evidement, puisque vous considérez avec dépit que "le progrès passe par des autoroutes, des avions, de la pollution" nous ne pouvons être d'accord.
le Grenelle de l'environnement est passé par là, il faut en tenir compte.
Dommage que vous évoquiez ce qui semble au fond être le coeur de votre préoccupation : la crainte d'une autoroute payante.
Je ne vois pas le rapport avec la préservation de l'environnement, l'écologie, la pollution. Et c'est bien dommage car une telle infrastructure, qu'elle se fasse par élargissement de la voie actuelle ou par création d'une voie nouvelle nécessite un vrai débat de fond sur son impact réel. Et pour ce débat, il est nécessaire que la contradiction puisse être apportée sérieusement par des associations comme la vôtre peut-être. Mais votre parti sur le gratuité ou non de ce tronçon brouille votre message et donc votre crédibilité en tant que partenaire sur le volet environnement.
Au fond, cela donne l'impression que vous tombez le masque derrière lequel vous vous abritez. Il est probable et normal que, à titre personnel vous vous ayez une opinion sur le choix du mode de financement. Mais si vous vous exprimez au nom de l'association que vous représentez et qui défend une autre cause il me semble, vous devez éviter d'en parler.
Un conseil d'ami
Nota : j'ai bien lu le "point de vue de SAHA" avant d'écrire ce message et cela me conforte dans mon message précédent.
C'est au titre de blogueur sympathisant que je m'exprime et non pas au titre de l'association.
En clair ce projet est une projet Grenello-incompatible.
C'est un tout, on essaye de nous prouver que ce projet va résoudre tous les problèmes de la vallée et au delà vers l'Espagne et qu'en plus il est bon pour l'environnement.
La multiplication des axes routiers dans cette vallée étroite serait une catastrophe. (Autoroute + RN20)
"Non à la pollution sauf si c'est gratis" ne reflète pas mon état d'esprit.
Il faut améliorer les relations entre la France et l'Espagne, ferroutage et autoroute de la mer.
Je pense que des points noirs existent et que les déviations de Tarascon, Sinsat et d'Ax améliorerai grandement la situation actuelle.
A l'heure actuelle lors des grandes migrations ces bouchons provoquent des émissions de CO2 très importantes.
Voilà pourquoi je favorable à ces déviations de la RN20, pas pour une histoire de gratuité.
Je suis opposé à cette axe autoroutier qui va à l'encontre du Grenelle.
Toujours plus d'autoroute !
Comme vous dites un débat de fond doit s'ouvrir.
Mais la présentation que nous fait le Conseil Général et le lobbying qui c'est mis en place ne présentent pas ces alternatives possibles.
Qu'est ce que la volonté politique sinon mettre en place des alternatives ?
Une étude technique compte tenu du relief à traverser couterait des centaines de milliers d'euros.
Pourquoi ne pas utiliser cet argent pour les mettre en place ?
On refait en ce moment la voie SNCF, pourquoi ne pas s'en servir ?
Les arguments de pentes trop importantes ou de trajet trop court entre Toulouse et Barcelone ne tiennent pas.
Cette axe pourrait aller au delà de Toulouse et de Barcelone !
Merci pour votre éclairage. Si ce n'est pas en représentant de l'association SAHA que vous vous exprimez, votre propos tient la route (sans jeu de mot !). Cela dit, mon "conseil d'ami" s'adressait au représentant de l'association en question car dans ce genre de concertation, seules les associations "reconnues" sont appelées autour de la table. Mon conseil visait à rendre votre message plus crédible, car n'oubliez pas le principe de la concertation publique : chacun s'exprime mais au final c'est l'Etat (ou son représentant lorsque la décision se prend au niveau local : le préfet) qui prend sa décision, en toute souveraineté, au regard de ces débats. S'il apparaît trop évident que le motif principal de l'opposition portée par une association est la gratuité de l'infrastructure à venir, il ne pèsera pas lourd dans une concertation qui porte essentiellement sur la préservation de l'environnement, ou la limitation de l'impact sur cet environnement ce qui revient au même.
à Stephen,la RN 20 soit améliorée, nous en sommes d'accord et depuis le début. Pour cela il suffirait que l'état respecte ses engagements et les contrats de plan qu'il a signé. Ainsi, les contournements prévus seraient réalisés. Fluidifier la circulation ne passe pas nécessairement par une deux fois deux voies partout. Quand on parle des bouchons à Ax les thermes, il ne faut pas oublier que la décision de créer le téléphérique en plein centre ville a aussi contribué à générer ce phénomène. ces problèmes auraient pu être évités si ce même téléphérique avait été conçu à proximité de la voie ferrée. Nombre de skieurs auraient privilégié le train pour se livrer à leur loisir préféré.
Je suis un des responsables de l'association "stop autoroute en haute Ariège".
Vous semblez croire que le progrès passe avant tout par l'autoroute. Qu'elle soit à péage ou gratuite, une voie rapide, comme ils disent, Massacrerait la vallée. Que
Cela dit, maintenant il faut bien contourner Ax et la déviation est en cours, et à une voie qui monte et une qui descend, et cela suffira largement.
Ce n'est pas par un claquement de doigts que l'on décide du détournement du trafic. Les professionnels qui choisissent de passer par le Perthus le font en parfaite connaissance de cause. Cet itinéraire est moins dangereux (pentes, brouillard, verglas, partie ombragées etc...) que celui de la vallée de l'Ariège. Sans compter que les pentes induisent une plus grande consommation de carburant et une pollution plus importante. Si une autoroute était créée dans la vallée de l'Ariège, ils ne l'emprunteraient que s'ils y étaient obligés, et certainement pas par choix. Encore moins l'hiver et l'autoroute ne se justifie pas pour une utilisation exclusivement estivale et de congés de fin de semaine.
Enfin, mais surtout pas pour conclure, les tenants de ce projet qui finira comme le contournement de Toulouse et l'aéroport de Saverdun, c'est à dire dans la poubelle, ne disent pas que pour le réaliser à tout prix, il serait nécessaire de supprimer de la carte tout ou partie de certains villages de la vallée qui se trouvent obligatoirement en plein milieu du parcours de cette aberration. Et ça, bien sur , nous n'en voulons pas, même pour faire plaisir aux gens qui ont coutume de traverser l'Ariège sans jamais s'y arrêter et qui par conséquent ne contribuent jamais au développement touristique de notre région. Dans ces conditions, qu'ils aillent plus vite pour se rendre en Andorre ou en Espagne ne représente d'intérêt que pour ces derniers, mais certainement pas pour nous. Alors, gratuite ou pas nous ne voulons pas de cette autoroute. Pour en discuter, considerez vous invité à venir en discuter avec nous le 14 mai à 20h30 à la salle des conférences de l'hôtel de ville d'AX Les Thermes, car pour parler de concertation, je vous signale en passant que nous ne sommes jamais, je dis bien jamais, invités dans les réunions officielles qui abordent ce sujet. preuves s'il en fallait que nos arguments font mouche!!!
Bien à vous.
Non, je ne crois pas que le progrès passe, par principe, par une autoroute. Pour vous en convaincre, relisez mon premier commentaire sur ce billet.
Avez-vous écrit au préfet pour demander à être officiellement partie intégrante de la concertation ?
Le fond du problème est purement économique, c'est à dire qu'à l'origine, c'est la société A.S.F. qui menace de fermer le tunnel du Puymorens parce qu'à son goût, il n'y a pas assez de fréquentation et que leur prévisionnel d'exploitation n'est pas atteint. La fausse vraie solution étant selon eux, d'exiger que le conseil général de l'Ariège réalise une deux fois deux voies menant au tunnel tel que c'était prévu contractuellement. La dite société A.S.F se croyant en droit d'ester en justice contre le dit conseil général puisque cette "promesse" n'a pas été tenue.
On le voit, derrière les arguments de développement économique, touristique et patins couffins, se cache en réalité une sombre histoire de gros sous revendiqués par des sociétés privées qui n'ont que faire de notre qualité de vie. Pour cela, tout est bon, y compris fournir des fausses données en économies de CO². Et c'est la chambre de commerce de l'Ariège qui produit une étude, qui, curieusement oublie de tenir compte des pentes à partir d'Ax les thermes!!!!! trop fort!
Ces études n'ont qu'un seul intérêt, elle sont payées par fonds publics et sont réalisées par des bureaux d'études qui sont liés aux sociétés d'autoroute. Un comble non?
je rappelle à tout hasard qu'un camion, en plaine consomme entre 28 et 33 litres de carburant par cent kilomètres . En montagne il consomme et pollue 3 fois plus (100 litres aux 100kms). Ce phénomène étant en plus aggravé par la structure en "V" de
l' étroite vallée de l'Ariège. la pollution y stagne 10 fois plus qu'en plaine. Résultat, ce camion au dessus d'AX pollue 30 fois plus qu'à Pamiers par exemple. Demandez donc aux habitants de la vallée de Chamonix. Ils en savent quelque chose.
Bien à vous. Jean-Pierre Petitguillaume.
http://www.sitego.fr/stop-autoroute-haute-ariege/
Non, une fatalité. EGIS pour ne pas la nommer n'est pas liée capitalistiquement à ASF car filiale à 100% de la CDC tandis que ASF appartient à Vinci. En revanche, EGIS est un cabinet d'étude éprouvé en études d'infrastructures routières, de l'amont à l'aval. Là où je vous rejoins, c'est que, en tant que producteur d'études amont, ils ont tout intérêt effectivement (en tout cas le soupçon existe) à démontrer l'utilité du projet qui, une fois décidé, nécessitera des études aval.
Mais je ne connais pas de bureau d'étude juste compétent dans les études amont qui ne serait pas également compétent en études de détail, donc intéressées par celles-ci.
C'est pourquoi, le phénomène que vous évoquez relève pour moi de la fatalité contre laquelle on ne peut se battre. Il faut donc faire avec, c'est-à-dire objectiver les études et les lire avec un regard critique (ce qui n'empêche pas de rester constructif)
Nous savons avec certitude que ce projet d'autoroute ne peut se réaliser. Le président du conseil général de l'Ariège le dit lui même, n'ayant pas peur de se contredire, élections européennes oblige. Voir sa position hébergée sur notre site, en vidéo s'il vous plait!
venez voir, c'est édifiant:
http://www.sitego.fr/stop-autoroute-haute-ariege/
Si vous reprenez mais propos précédents, le sens de ces 2 propos peut être le suivant :
- le Pdt du CG 09 dit qu'il n'est pas possible de construire une infrastructure nouvelle
- il dit aussi qu'il est possible d'adapter l'existant
- Chauzy dit que le Pdt du CG est favorable à une concession.
Dans les 2 propos, il est question d'autoroute ce qui explique votre impression de double langage, et il faut bien avouer que l'usage de ce mot est maladroit dans ces 2 propos car il ne désigne pas la même chose.
Parce qu'en réalité, 2 choix s'affrontent :
- la création d'une infrastructure nouvelle (autoroute) que vous combattez
- votre proposition : la transformation de l'existant en 2x2 voies (dont la résultante est ... une autoroute).
En effet, je pense que pour vous le mot "autoroute" est synonyme de "nouvelle infrastructure payante", alors qu'une autoroute n'est pas forcément payante sous forme d'une concession (exemple : l'A75 au sud de Clermont)
En résumé, on peut être à la fois d'accord avec votre proposition technique que vous avez développée dans un précédent commentaire, et il semble que Bonrepos soit donc en phase avec vous, tout en soutenant le fait que, les travaux d'adaptation passeront par une concession, ce que semble dire Chauzy.
Concéder des travaux d'adaptation ou de contournement n'est pas une chose nouvelle. C'est le cas du "passage de Millau" sur l'A75 où seul le Viaduc est à péage.
Si la concertation au même principe que vous soutenez, à savoir l'adaptation de l'existant de façon à avoir une 2x2 voies, mais que l'Etat soutient l'idée d'une concession, quelle est votre position (il me semble que vous vous trouveriez devant un dilemme car vos opinions concernant la limitation de l'impact seraient ainsi respectées mais pas votre souhait d'avoir un accès gratuit) ?
Nota : j'avais posté un commentaire sur votre blog mais il ne semble pas avoir été pris en compte
Cependant quelques tronçons en deux fois deux voies sont possibles à certains endroits, mais pas partout. C'est notre discours depuis le début.
Nous ne risquons pas de nous retrouver dans le dilemne que vous évoquez à la fin de votre commentaire, étant entendu que les lois Françaises interdisent de concéder une route (à péage) sans laisser subsister une route normale et d'accès gratuit. Ce qui rend la difficulté plus grande encore car s'il n'y a pas la place pour le passage d'une autoroute de 42 mètres d'emprise minimum sur le terrain, il y en a encore moins pour faire "voisiner" deux ouvrages dans la vallée, qu'elles soient gratuites ou pas.
Quoi qu'il en soit, nous sommes favorables à des contournements, tel celui d'Ax Les Thermes en vue de l'amélioraton des conditions de circulation et cela suffit largement à fluidifier le trafic. Pour mémoire, mais je me répète, la déviation d'Ax est actuellement réalisée en deux fois une voie, si je puis dire, une voie montante.et une descendante. s'il fallait la doubler pour la concéder ensuite, compte tenu de la difficulté, comme disait l'autre, la seule voie possible pour les 50% de gens hostiles au péage, y compris les transporteurs routiers, seraient de traverser la ville comme aujourd'hui, ce qui vous l'avouerez, ne règlerait pas le problème.
Il n'est nul besoin d'être un éminent géographe pour comprendre cela. Ce projet ne pourrait se réaliser qu'à la condition de casser la vallée et/ou de raser les villages. Les trafics supposés, même en hausse, ce qui reste à prouver, ne parviendraient jamais à rentabiliser l'opération.
Soyons clairs aussi : la réciproque est fausse ; une autoroute n'est pas nécessairement concédée (exemple A75 ou A20). D'où, je pense la confusion induite par la vidéo
http://www.ariegenews.com/news/news_8682_e9-saha-stop-autoroute-haute-ariege-communique.html