À Paris, près de 200 rues sont officiellement vouées à la sobriété. En plus des parcs et des ponts, les Champs-Élysées, le Champs de Mars, la place de la Bastille, Saint-Germain-des-Prés, une
partie des berges de la Seine n'acceptent que les buveurs d'eau… Sans que les noctambules en soient toujours conscients ! D'autant que rien ne signale ces zones. «On ne peut pas boire
boulevard Saint-Michel ?» s'étonnaient samedi dernier des convives interpellés par les policiers. «Vous auriez une rue à nous indiquer pour finir ce whisky ?» Ces quartiers «sans
alcool» ont connu une forte extension en 2008, à la demande «des riverains qui se plaignent énormément du tapage», indique Gérard Rosenthal, adjoint au directeur territorial de la préfecture de
police de Paris. D'abord saisonnier, l'alcoolisme nomade s'est transformé en phénomène de masse. L'interdiction de fumer dans les cafés a poussé les noctambules vers les trottoirs. Puis la crise
a dopé cette consommation bon marché, très répandue chez les jeunes. «Les gens se “chauffent” avec des boissons achetées en grande surface avant de finir la nuit en discothèque», explique Renaud
Bouthier, président de l'association de prévention Avenir Santé. Le cocktail maison, habilement réalisé dans une bouteille de jus de fruits, trompe la vigilance des parents comme celle de la
police. Près de 80 % de la consommation d'alcool se réalise maintenant «hors bar». Dans toute la France, la police a comptabilisé 85 000 faits d'ivresse publique et manifeste (IPM) en
2008. Un chiffre en brutale augmentation depuis les années 2000.
La plupart des buveurs ne pensent qu'à s'amuser. Mais l'alcool perd son sourire lorsque la nuit avance. «Les rixes, dégradations et violences se multiplient», expliquent les policiers. La nuit
s'émaille d'incidents. Des vols, des provocations. «Paris, maintenant, c'est comme ça. La rue est pleine d'embrouilles», assurent trois jeunes
filles, tandis qu'elles s'échappent d'une échauffourée, boulevard Saint-Germain. L'une a essuyé une claque. Les autres ont fait front.
L'agresseur est reparti en titubant…
Pour endiguer cet alcoolisme, les pouvoirs publics multiplient les interdictions. La vente d'alcool à emporter est également proscrite dans les centres des villes lancées dans la prohibition. À
l'exception du 14 Juillet, des foires au vin, des jours de féria dans le Sud, les petits débits ne peuvent alors plus délivrer de boissons alcoolisées en soirée. Aix-en-Provence a banni
l'alcool dans son centre historique. L'interdiction de vendre court de 21 heures au matin. Marseille vient également de restreindre la boisson dans le centre. De petites villes comme
Carrières-sous-Poissy s'engouffrent dans cette campagne.
A Toulouse, les pouvoirs publics n'ont encore pris aucune mesure, malgré les drames à
répétition , et les plaintes récurrentes des quelques riverains qui ont le courage d'ouvrir leur gueule !
Place Saint-Pierre
Place Saint-Georges
Où est l'erreur?
Le billet de Roger
Les chuteurs gadget de monsieur Havrin
Pour permettre aux citoyens de toulouse de dormir, il leur suffira bientôt d'appeler le numéro de la tranquillité,
où des animateurs nouvellement employés par la mairie vous orienteront vers le bon service: police ou autre.
Qui peut croire à l'efficacité de ce dispositif?
Les vendredi et samedi, soirs de grande messe dans les bistrots et bars, la féria atteint son paroxysme vers 2 heures du matin. La police municipale ne travaille plus, et la nationale
est sur le ring place Saint-Pierre Cohen.
Les riverains sont excédés depuis des années par les beuveries nocturnes. Ce n'est pas une poignée de comédiens venus de Suisse, patrie des chuteurs, qui va y changer grand chose. Les jeunes
consommateurs ivres n'obéissent plus à aucune modération.
Ma famille qui vient à toulouse pendant les vacances a été effarée de voir le matin les vomissures vinasses aux abords des bistrots du centre ville.
Soyez tranquille, les gérants de bistrots et autres bars musicaux ne risquent rien, ils pourront longtemps continuer à abreuver notre jeunesse. Leur pouvoir d'achat leur est garanti à Toulouse,
la municipalité y veille. Il n'est pas question de supprimer les terrasses bruyantes (ni de réprimer la consommation d'alcool sur la voie publique), mais simplement de leur dire "chut"
!
Jeudi 13 août, Jérémy, 19 ans, circulait tranquillement place Saint-Pierre à bord de son vélo
VélôToulouse, lorsqu’il n'a pas
vu le feu rouge.
Aussitôt, les policiers l’ont verbalisé d'une amende de 90 euros !
Jérémy reconnait avoir été surpris par leur nouveau camouflage...
Source: Le Post
Source: 20 minutes
L'arrêté préfectoral ordonnant la fermeture des bars musicaux à 3 h du matin le samedi continue de faire des mécontents. Depuis le 1er février, les patrons de ces établissements se mobilisent pour obtenir la possibilité de fermer
une heure plus tard. Ils peuvent désormais compter sur le soutien de la ville de Toulouse. Le maire s'est fendu d'un courrier au préfet dans lequel il dénonce de possibles dérives nées de
l'application de cet arrêté.
« Une grande partie de leur clientèle rejetée sur le domaine public à deux ou trois heures du matin lors de la fermeture de ces établissements cherche désormais à poursuivre la nuit dans les
discothèques (...) aux capacités d'accueil insuffisantes. Ceci a provoqué une augmentation de la population errant dans les rues de Toulouse entre trois et sept heures du matin avec son
corollaire de nuisances sonores, tapages et incivilités », détaille la missive. L'arrivée des beaux jours ne fait qu'accroître ces craintes. « Pour l'instant les services de police me disent ne
pas constater ces problèmes-là. Mais c'est un ressenti sur un délai assez bref, qui nécessite d'être observé sur la période estivale. L'objectif est de faire un bilan en septembre », reconnaît la
directrice de cabinet du préfet, Anne-Gaëlle Baudouin-Clerc.
Mais un autre problème anime les élus locaux. « L'arrêté a réduit à néant les pouvoirs du maire. Jusqu'à présent il pouvait délivrer des dérogations à des établissements pour certaines occasions,
comme les mariages... là, il ne peut plus », souligne Jean-Paul Makengo, adjoint au maire chargé de la police administrative. Il demande au représentant de l'Etat de porter une nouvelle réflexion
sur le sujet, soutenu par le représentant toulousain des cafetiers, Bernard Bosc, « car dans des villes comme Rieumes où doit se tenir une féria les établissements sont inquiets ».
Sous la pression du lobby des
cafetiers, Pierre Cohen utilise l'argument de la tranquillité des riverains pour réclamer une extension des horaires de fermeture.
C'est encore une fois se moquer du monde !
L'arrêté préfectoral est consécutif à des drames liés à l'acool (la liste des victimes de l'alcool s'est malheureusement allongée depuis). C'est
une mesure de bon sens et de salubrité publique.
Si Pierre Cohen est si préocupé de la tranquillité des
toulousains, pourquoi a-t'il retiré la police municipale des rues de Toulouse la nuit? Pourquoi l'office de la tranquillité n'est toujours pas en place? Que sont devenus les chutteurs? Où sont
les remplaçants des anciens maires de quartier?
Contrairement à ce qui est écrit, les toulousains dorment mieux (et picolent moins puisque les cafetiers râlent) quand les bars ferment à 3 heures que lorsqu'ils ferment à 4 heures
!
Pierre Cohen a une excuse. Quand on vit à Ramonville, on est parfois éloigné des réalités de Toulouse...
Quel est le Toulousain qui n'a pas retrouvé un matin sa voiture stationnée dans la rue avec un rétroviseur arraché ? Ces dégradations sont devenues une très
mauvaise habitude dans la Ville rose. Coup sur coup, ces derniers jours, plusieurs jeunes gens ont été interpellés alors qu'ils venaient de vandaliser une bonne série de véhicules.
Dans la nuit de mercredi à jeudi, dix-neuf voitures stationnées boulevard de la Marquette, près du canal du Midi, ont trinqué. Ford Fiesta, Renault 19, Citroën AX, Fiat Punto… elles ont toutes
subi le même sort : rétroviseur cassé. « La semaine dernière, c'était la vitre arrière. Avant les essuie-glaces. C'est pénible ! Et puis ça n'a aucun intérêt », peste la propriétaire d'une
Renault Clio. « Il faut que je trouve un autre endroit pour me garer alors qu'ici, c'est commode et gratuit. » Vers 2 h 20, les trois auteurs de ces dégradations ont été interpellés. Trois jeunes
passablement éméchés qui ont même cassé la voiture de la mère de l'un d'eux.
Rebelote la nuit suivante : six voitures stationnées boulevard Armand-Duportal ont perdu leur rétro. Lorsqu'ils sont arrivés, les policiers ont vu un jeune homme donner de grands coups de pied. Arrêté place Saint-Pierre, il a expliqué qu'il avait bu bière, vin, rhum et vodka ! Et qu'il ne savait pas très bien pourquoi il faisait ça.
« ça arrive souvent dans la nuit de jeudi à vendredi, observe un policier. Surtout dans le secteur de Saint-Pierre. Il s'agit en majorité d'étudiants. Ils
font la fête et en rentrant, ils cassent les rétros, renversent les poubelles… J'en ai même vu un sur le toit d'une voiture. » Conclusion pour ce policier : « Il ne faut jamais
se garer là-bas en fin de semaine ! »
Habitant du centre ville, Vincent croise les doigts tous les soirs : « Je me suis fait casser deux fois un rétro l'an dernier rue Lakanal, devant Fermat.
Maintenant, je les replie systématiquement. » Éric, lui, enrage encore : « J'avais mal garé ma voiture rue Saint-Rome, c'est vrai, il y a deux mois, vers minuit. Une heure après, je l'ai
retrouvée rétro plié et essuies glaces arrachés. »
« Ce sont des conneries de potaches. Ils se mettent dans des états pas possible et dégradent gratuitement », peste un officier de police qui craint
que le centre ville, la nuit, soit devenu le cadre « du n'importe quoi ».
Après les vidéos de la soirée Beaujolais, voici un retour sur la sympathique fête de la musique 2008. Vivement l'édition 2009, Monsieur Havrin et Monsieur Le Préfet !
Comme chaque année,
il est meilleur que l'année dernière,
mais il donne plus mal au crâne.
Cette année, c'était mort (selon La Dépêche) , mais pas ivre-mort !
Saint-Pierre est une fête. N'ayons pas peur des grandes références et paraphrasons Hemingway (qui voyait, lui, Paris comme une fête).
Toulouse est une ville jeune qui vit (aussi) la nuit. Et Saint-Pierre est sa mecque. Pas besoin de pape ici, et s'il en fallait un, ce serait « Tonton », le bien nommé qui vend son pastis au mètre. À moins que ce ne soit le « Saint des Seins » dernier estaminet arrivé sur la place, où les rockers de tout poil viennent sacrifier au rite du rock, « n'roll » ou « revival ».
Eduardo, jeune ingénieur Madrilène qui travaille dans une grande entreprise aéronautique toulousaine, a fait, lui, de la Couleur de la culotte son QG. Un lieu plus « bobo » que le pub Saint-Pierre, voisin, le préféré des rugbymen, tendance Berbizier. Enfin, il y a le Bar basque où les noctambules ont leurs habitudes et où le rugby est aussi roi, surtout quand le Stade est champion.
Mais la fête a ses revers. Abus et déjections diverses font rugir certains riverains, les soirs de vin primeur, de même que les querelles après-boire, et, dernier avatar à la mode, les bagarres entre bandes rivales.
Vendredi dernier, deux groupes de skinheads, une vingtaine de personnes en tout, en sont venus aux mains, et aux poings, sur la place. Non loin du Saint des Seins, où un écriteau signale pourtant : « Les skins ne sont pas les bienvenus ».
Les red skins (plutôt à gauche politiquement et adeptes de reggae) ont eu, semble-t-il, le dessus sur les skins de l'autre tendance (plutôt à l'extrême droite et fans de hard et de celtic). Ces derniers se sont vengés le lendemain en piégeant leurs ennemis devant le Phare à Tournefeuille, où devait se produire le groupe de rockabilly, les Stray Cats. Armés de matraques télescopiques, les agresseurs ont envoyé quatre de leurs adversaires à l'hôpital.
Cet été, la place a vu deux bandes de cités en découdre sur ce terrain neutre et emblématique. Le lendemain, des policiers prévenaient par leur présence toute nouvelle rencontre musclée.
Côté patrons de bars, on pratique l'omerta médiatique : « Pas de commentaires » nous déclare-t-on d'une seule voix.
L'association « Saint-Pierre aux portes du paradis », forte de ses quelque 560 adhérents et d'une pétition de 5 000 signatures pour améliorer la qualité de vie autour de la place prône l'éducation et la prévention, le respect et l'entente intergénérations pour éviter les débordements. Une rencontre avec la nouvelle municipalité est prévue le 23 octobre.
Interrogé par « La Dépêche du Midi », Pierre Cohen s'est dit « préoccupé par ce qui se passe dur la place Saint-Pierre ».
« Il y a là une concentration de problématiques urbaines : la vie étudiante festive et ses conséquences, la vie culturelle de rue et le droit à la tranquillité des riverains. Il nous appartient de réfléchir aux solutions que nous pouvons trouver pour ménager les intérêts de chacun. Il s'agit d'un dossier qui entre parfaitement dans le champ des compétences de notre futur Office de la tranquillité. Comment organiser les rendez-vous festifs de la jeunesse toulousaine, quel rôle assigner aux médiateurs qui interviendront, à quel moment devons-nous punir ? C'est à ces questions que nous devons répondre », a conclu le maire.
Les vieux Toulousains en parlent avec un souvenir ému, et parfois quelques larmes aux yeux. Les trois jours de Saint-Pierre étaient une tradition toulousaine, un festival de la petite boule et du cochonnet. Des tribunes sur la place accueillaient les spectateurs venus voir les meilleurs tireurs et pointeurs de la région et d'ailleurs pour ce qui était devenu le second concours de France, avec jusqu'à 600 pétanqueurs en tête-à-tête. Une vraie « Marseillaise » à la toulousaine. Certains ont pu dire que la pétanque contribuait à la gloire de la place, mais aussi à sa convivialité.
Une querelle entre l'organisation et l'instance départementale, conjuguée avec la volonté de quelques riverains de se débarrasser de toute fête populaire, a signé en 1983 la fin de la manifestation, qui gagna des terrains plus balisés et périphériques.
Les roses et leurs épines, plantées par les édiles pour éviter tout retour des boulistes, n'ont pas empêché la fête de perdurer. Les étudiants ont simplement succédé aux pétanqueurs.
Demandez à un étudiant toulousain qui passe dans la rue s'il connaît un endroit ou faire la fête. Vous pouvez être sûr que la réponse sera invariablement la place Saint-Pierre. Pourquoi cette unanimité ? Parce que, place Saint-Pierre, il y en a pour tous les goûts, du bar boite chic au bar à rock, du pub au café qui ne vend pas l'alcool au litre mais au mètre. Ce dernier, le célèbre « Chez Tonton », fait ses happy-hours le lundi de 19 heures à 2 heures du matin, la place fait alors l'objet d'une affluence particulière.
Nous sommes donc allés lundi dernier à la rencontre de ces jeunes pour leur demander les raisons de cet attachement. Les trottoirs combles, les files d'attente devant les distributeurs de billets et l'incessant va-et-vient des fêtards, pas de doute l'année universitaire a bien commencé. Céline et Julie, toutes deux âgées de 21 ans, l'une étudiante en école de commerce, l'autre en faculté de droit, sont de sortie ce soir. « Si nous venons ici, c'est que nous savons qu'il y a toujours du monde » s'exclament-elles. Elles admettent également : « les tarifs ne sont pas forcément les plus attractifs de Toulouse mais cela joue bien évidemment, surtout le lundi soir ».
Quand on leur parle des nuisances inévitables que génère ce regroupement de bars et de jeunes alcoolisés elles nous demandent un peu gênées de ne pas en rajouter pour ne pas affoler les parents : « Les choses sont plus strictes depuis déjà un moment, les policiers tournent régulièrement et les terrasses ferment à minuit désormais. » Elles évoquent également le problème des mineurs qui rentrent dans les bars : « Les videurs contrôlent bien sûr, mais ils ne peuvent pas demander à tout le monde de présenter leur carte d'identité. Alors oui il y a des mineurs, la clientèle a clairement rajeuni ces dernières années, mais ce ne sont pas forcément ceux qui posent les problèmes. Le cliché qui veut que Saint Pierre soit un lieu de rassemblement des rugbymen a vécu. » Plus loin, Wallerand, 20 ans, évoque les nuisances que subissent les riverains : « Cela fait trente ans que le problème existe, la mairie a mis des policiers et des agents de médiation en place. Maintenant il faut se demander si les agents immobiliers font vraiment leur métier ».
Deux associations de riverains occupent le terrain de Saint-Pierre. La plus ancienne, et sa présidente Fernande Boutet, lutte depuis des années contre les abus des fêtards de la place. « Saint-Pierre aux portes du paradis » se veut plus positive, défendant l'esprit festif de la place mais souhaitant une concertation avec les pouvoirs publics et la municipalité pour améliorer la qualité de vie du quartier. À l'initiative du protocole de qualité de vie signé par la mairie et les deux associations de riverains, elle a proposé une charte de bonne conduite qui a débouché notamment sur l'édition d'affiches, apposées sur le kiosque, invitant les fêtards à respecter la place.
Côté commerçants, essentiellement des bars sur la place (cinq cafés pour une boulangerie et un distributeur de boissons automatiques, le kiosque à journaux est désespérément fermé), c'est « motus et bouche cousue ». Sans doute adeptes du « pour vivre heureux, vivons cachés », les responsables que nous avons rencontrés ont pratiqué systématiquement l'omerta médiatique, c'est-à-dire le silence radio face aux médias. « J'ai été trahi par un de vos confrères, pour contrôler mon message, je préfère ne rien dire » explique l'un d'eux. Même si, hors micro, les langues se délient un peu : « La place se porte bien. On a tout fait pour limiter les nuisances. On souhaite rencontrer les responsables de la nouvelle municipalité, comme les riverains ».
Images ordinaires de la ville rose après la fête: Citizen Side
(réalisé sans trucages)
Lire également: Libé
Toulouse Vivre à La Daurade
TOULOUSE, 22 juin 2008 (AFP) - Une dizaine de personnes ont été brièvement interpellées dans la nuit de samedi à dimanche à Toulouse lors d’incidents ayant opposé de 150 à 200 jeunes réunis pour la fête de la musique aux forces de l’ordre, a-t-on appris de source policière.
Ces incidents ont eu lieu vers 03h00 du matin place Saint-Pierre, en centre ville, près de la Garonne, alors que des groupes de jeunes, ayant pour certains fortement abusé de boissons
alcoolisées, continuaient à faire la fête malgré l’heure tardive, précise-t-on de même source. Les CRS, visés par des jets de bouteilles, ont utilisé quelques grenades lacrymogènes pour les
disperser. Plusieurs ont été légèrement blessés, seul l’un d’eux a dû se rendre à l’hôpital pour une fracture d’un doigt. Après quelques heures de garde à vue, les personnes interpellées ont été
remises en liberté dimanche matin, ajoute-t-on de même source.
Pierre Cohen et Jean-Pierre Havrin avaient
donc raison. Il vaut mieux que la police municipale se consacre à la gestion de la circulation en toute tranquillité, en laissant aux vrais pros le soin de maintenir
l'ordre. Ces derniers sont bien plus efficaces et ont l'art de s'attirer la sympathie des fêtards, en trinquant avec eux pendant leur service.
Lire également: Libé Toulouse
La Dépêche
Ville rose, ville du sud mais aussi ville sale pour bon nombre de ses visiteurs, Toulouse peut-elle prétendre à un titre de capitale culturelle européenne ? La question revient souvent sous
la plume de nos lecteurs. « Si Toulouse veut devenir capitale de la culture en Europe, ce que je souhaite, il faudrait qu'elle devienne plus propre : graffitis, vitrines brisées, rues sales
(papiers), sans oublier les crottes de chien », nous écrit Danielle de Colomiers. Même sentiment chez Monique, une lectrice de Ramonville qui rappelle que le gros point noir dans le dossier
toulousain reste son aspect général et donc sa propreté : « Que de crottes de chiens malgré les efforts de la mairie pour la communication ! Que de tags hideux, de vitrines gravées ! Ce
vandalisme est inacceptable ou devrait l'être.
Grâce à la loi anti-tabac, les rues de Toulouse se transforment encore un peu plus en terrasses de café, les trottoirs en cendriers, les parkings d'immeubles en fumoirs,... Sympa quand on habite
au-dessus. Il ne nous manque plus qu'une petite loi interdisant la vente d'alcool dans les bars après minuit. Pif a-t'il prévu un jour d'équiper sa capitale européenne de toilettes
publiques, de cendriers, et de poubelles?
2h du mat, une nuit ordinaire rue des Blanchers.
DDM
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« Nous allons demander rendez-vous avec le préfet. On se bat dans ce quartier depuis plus de 12 ans. Chaque année il y a une nuisance de plus ». Fernande Boutet, la présidente de l'Association de défense des habitants et riverains de Saint-Pierre au Capitole n'est pas contente. « Nous n'admettons pas l'ouverture de ce nouveau bar. Même très bien insonorisé, combien de personnes vont y entrer et en sortir à 2 heures, 4 heures, 5 heures du matin ? » Place Saint-Pierre, le problème de nuisances sonores que subissent les riverains, place de Bologne, rue Valade ou Pargaminières remonte aux temps où Hérode était jeune homme. Mais, selon eux, il s'aggrave d'année en année sous l'œil impassible des élus. « À croire qu'ils préfèrent regrouper les nuisances place Saint-Pierre et que les riverains partent. Nous leur demandons depuis toujours qu'ils fassent respecter la loi : à partir de 22 heures, il ne devrait plus y avoir de bruit », insiste Fernande Boutet qui ne peut se faire « à ces jeunes qui se saoulent tous les soirs, qui urinent partout, qui fracturent les portes, sonnent à toutes les sonnettes. Et ça, c'est toutes les nuits, toutes les nuits, toutes les nuits. » J.-L. D.-C.
Fêtards de tous bords, bonne nouvelle!
La place Saint-Pierre va bientôt être débarassée de ses derniers intrus. Il n'y demeure plus qu'une laverie, une auto-école, une boulangerie, et quelques riverains.
Un nouvel établissement s'apprête à ouvrir ses portes sur la place. Les propiétaires de « Chez Tonton » et « La couleur de la culotte » ont créé le « Le Saint des Seins », salle de musique live
de 200 personnes, pour pleins de concerts sympas.
Le bar Basque n'est pas en reste avec l'extension de sa terrasse dans une cour intérieure, ce qui lui permettra peut-être de rendre le trottoir aux passants . Il est vrai que la place est
réservée depuis 15 ans au stationnement de véhicules et à un jardin d'agrément, tout de même bien pratique pour se soulager, fumer le chichon, ou poser un
raoul. Espérons qu'un jour elle sera enfin rendue aux terrasses des bars et aux pétanqueurs.
Merci à la municipalité d'avoir autorisé ces extensions sans trop y regarder, sans plus de procès que la visite de sécurité obligatoire. Les toilettes sont bien conformes, et le bruit ne
sortira pas!
Le quartier manquait sans doute encore un peu d'animation. Quelques centaines de fêtards en plus ne changeront pas grand chose pour les habitants du quartier qui ont depuis longtemps pris
l'habitude d'être réveillés en pleine nuit, et de nettoyer leur pas de porte le samedi et dimanche matin.
S'ils ne sont pas contents, ils n'ont qu'à déménager ou habiter la campagne! (sic un grand esprit)
http://www.jlmoudenc.net/index.php?2007/05/11/142-place-saint-pierre-comment-faire-concilier-la-fete-et-la-vie-tranquille-dun-quartier
(sic Monsieur le Maire le lendemain de l'autorisation d'ouverture du Saint des Seins!)
CHUT !
Martin fait de la résistance
Touche pas à mon 31 !
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